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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 04:53

En cette période de commémoration, notre association Le Regain tient à rendre un hommage aux morts de la Grande Guerre, aux enfants de Roucy bien sûr, mais aussi à tous ceux qui, souvent loin de chez eux, sont venus mourir dans notre village. D’autres, morts près de Roucy, y ont été inhumés dans le cimetière militaire provisoire, quelques-uns dans le cimetière communal. Nous pensons également à ceux qui, grièvement blessés, ont vu leur destin basculer. Quelques civils, habitants de Roucy, sont également morts victimes des tirs d’artillerie venus du Chemin des Dames.

La mairie de Roucy reconstruite en 1923
La mairie de Roucy reconstruite en 1923

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1ère partie : les « enfants » de Roucy et les civils décédés à Roucy. Les porteurs du patronyme de Roucy.

 

Le village de Roucy est titulaire de la Croix de guerre.

J.O. du 21.10.1920 :

« Le ministre des pensions, ministre de la guerre, par intérim,

cite à l’ordre de l’armée :

Les localités suivantes : …, Roucy, … (Aisne). Situées en 1917 dans la zone de bataille, ont été l’objet de multiples bombardements qui les ont détruites entièrement. Ont fait preuve au cours de ces heures douloureuses d’une superbe vaillance, conservant intacte leur foi dans le succès final.

            Paris, le 17 octobre 1920.

                                                                                  MAGINOT » 

1914-1918. Hommage aux enfants de Roucy… et d’ailleurs. 1ère partie.

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Journal Officiel du 21 octobre 1920
Journal Officiel du 21 octobre 1920

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La croix de guerre au fronton de la mairie
La croix de guerre au fronton de la mairie

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Monument aux morts de Roucy

Le monument aux morts de Roucy, à l'origine
Le monument aux morts de Roucy, à l'origine

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et de nos jours
et de nos jours

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Roucy à ses morts
Roucy à ses morts

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Les militaires :

Gérard, Henri, Gaston de Néverlée
Gérard, Henri, Gaston de Néverlée

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  • Gérard, Henri, Gaston de NEVERLEE
    • Né le 28 novembre 1881 à Paris 8ème. Fils de Philippe, baron de NEVERLEE, lieutenant de vaisseau, et de Nicole d’AUDIFFRET PASQUIER. Marié le 30 mai 1913 à Paris à Madeleine PICOT de VAULOGE. 2 enfants, Geneviève née le 8 juillet 1914, et Bertrand né le 22 octobre 1916.
    • Lieutenant au 266ème Régiment d’Artillerie de Campagne, 42ème Bataillon. Tué à l’ennemi, au Plateau de Craonne (Aisne) le 22 mai 1917, à l’âge de 35 ans. Inhumé provisoirement dans le cimetière communal de Roucy. Lieu d’inhumation définitif non connu (Paris ?). Croix de guerre avec palmes. Chevalier de la Légion d’Honneur : « Officier très brave et très courageux. Le 22 mai 1917, commandant un détachement d’observation et de liaison, envoyé auprès d’un chef de bataillon allant prendre part à une attaque, n’a pas hésité à traverser à découvert un plateau balayé par une grêle de balles de mitrailleuses et d’obus de tous calibres pour se porter à un observatoire avancé et installer une ligne téléphonique entre cet observatoire et le poste de commandement du chef de bataillon. A été atteint mortellement à la tête par une balle de mitrailleuse en accomplissant sa mission. »
    • Gérard, Henri, Gaston de Néverlée avait acheté le domaine de Roucy en 1908.
  • Albert DECOTTE (Albert, Eugène)
    • Né le 8 avril 1881 à Roucy. Employé de commerce, fils d’Alphonse Jules DECOTTE, et d’Eucharis Eugénie FAUVET, vignerons. Marié le 16 septembre 1905 à Beaurieux, à Henriette Adrienne CHARLIER, employée de commerce. 2 enfants, Margueritte et Paulette.
    • 2ème canonnier servant au 5ème Régiment d’Artillerie à Pied. Tué à Fresnes-en-Woëvre (Meuse) par un éclat d’obus allemand, le 22 février 1915, à l’âge de 33 ans.
  • Victor DECOTTE (Victor, Alfred)
    • Frère d’Albert Eugène. Né le 10 octobre 1888 à Roucy (une sœur jumelle, Blanche Albertine). Employé de commerce. Marié le 13 février 1909 à Reims, à Marie Louise Geneviève PRECHEY. 2 enfants, Renée et André.
    • 2ème classe au 139ème R.I. Disparu le 22 août 1914 à Doncourt-sur-Meuse (Haute-Marne), présumé prisonnier. Décédé le 22 août 1914, d’après un avis de jugement déclaratif rendu par le Tribunal de Reims le 13.10.1921. Mort pour la France à l’âge de 25 ans (Avis officiel du 13.12.1921).
  • Lucien  DELESCOT (Georges, Lucien)
    • Né le 19 juillet 1888 à Bouffignereux (Aisne). Domestique de culture, fils d’Henri DELESCOT et d’Elise Joséphine Georgette LELEU. Parents manouvriers.
    • 2ème classe au 355ème R.I. Tué à l’ennemi au combat de Foncquevillers (Pas-de-Calais), le 26 août 1914, à l’âge de 27 ans.
  • Maurice FRANCOIS (Pierre Jules Simon Adrien Maurice)
    • Né le 10 septembre 1886 à Concevreux (Aisne). Fils de Philippe Odilon FRANCOIS, et de Marie Ermance Coralie CELLIER. Profession indiquée sur son registre matricule : boucher « sait tuer ».
    • Maréchal des Logis au 9ème Régiment de Dragons. Tué à l’ennemi, au Moulin de Souain (Marne), le 29 septembre 1915, à l’âge de 29 ans.
  • Edmond GATTE
    • Né le 23 avril 1893 à  Roucy (Aisne). Ouvrier maçon, fils d’Albert GATTE, maître maçon, et d’Orphise Héloïse POQUET.
    • Soldat de 1ère classe au 23ème Régiment d’Infanterie Coloniale. Tué à l’ennemi à Dompierre (Somme), le 1er juillet 1916, à l’âge de 23 ans.
  • Maurice GUIMBERT (Maurice, Adolphe)
    • Né le 24 février 1894 à Courmelles (Aisne). Domestique de culture, fils d’Adolphe Eugène GUIMBERT, manouvrier, et de Louise Eugénie DAMBLEMONT, couturière.
    • Cavalier de 2ème classe au 3ème Régiment de Cuirassiers. Tué à l’ennemi au Bois E. à Sommepy-Tahure (Marne) le 24 novembre 1915, à l’âge de 21 ans. Cité à l’ordre de la Division le 7 décembre 1915 : « Cavalier modèle, aussi brave que discipliné, toujours prêt à s’offrir comme volontaire pour accomplir les missions les plus périlleuses. Tué glorieusement à l’ennemi le 24 novembre 1915. » Croix de guerre avec étoile d’argent.
  • Stanislas HIVERT (Frédéric, Stanislas)
    • Né le 13 février 1886 à Roucy. Charcutier, fils de Jules Edouard HIVERT, charcutier, et d’Adèle MARION, aubergiste.  Marié le 20 juin 1911 à Roucy, à Hermance Alexandrine PATOUX.
    • Soldat de 2ème classe au 294ème Régiment d’Infanterie. Porté disparu le 8 octobre 1915 au combat de Souain. Décès fixé au 8 octobre 1915 par jugement déclaratif rendu le 6 juillet 1921 par le tribunal de Laon. Tué à l’ennemi à l’âge de 29 ans.  
  • Gustave LEGER
    • Né le 25 mars 1892 à Roucy (Aisne). Chauffeur d’autos, fils d’Edouard Ernest Onésine LEGER, domestique, et de Marie Augustine Eugénie BRACMART, journalière.
    • 2ème classe au 132ème Régiment d’Infanterie. Tué à l’ennemi aux combats de la Crête des Eparges (Meuse) le 26 février 1915, à l’âge de 22 ans.
  • André LHOMME (André, Robert)
    • Né le 7 juillet 1896 à Corrobert (Marne). Maçon, fils d’Hippolyte Benjamin Auguste LHOMME, cantonnier, et d’Elise Clothilde VINCENT
    • Soldat au 14ème Régiment d’Infanterie. Tué à l’ennemi à Verdun (Meuse) le 28 juin 1916, à l’âge de 19 ans. 
  • Georges MILLART (Désiré, Georges)
    • Né le 14 juin 1887 à Guignicourt (Aisne). Domestique de ferme, fils de François Virgile MILLART et de Marie Louise DIEUX.
    • Caporal au 106ème Régiment d’Infanterie. Disparu le 24 août 1914 à Montigny-St-Christophe (Belgique). Jugement déclaratif de décès rendu le 24 septembre 1921 par le Tribunal Correctionnel de Laon. Décès fixé au 24 août 1914. Tué à l’ennemi à l’âge de 27 ans.
  • Albert MOULIN (Louis, Théophile, Albert).
    • Né le 21 mars 1890 à Roucy. Cordonnier, fils d’Auguste MOULIN, cordonnier, et d’Albertine MENSUELLE, journalière.
    • Blessé le 14 septembre 1914 à Berry-au-Bac (Aisne). Nommé sergent au 287ème Régiment d’Infanterie le 24 avril 1917. Tué à l’ennemi à Louvemont (Meuse) le 20 août 1917, à l’âge de 27 ans. Cité à l’ordre du régiment : « Très bon gradé, dévoué et courageux. Au front depuis le début. A pris part aux attaques de Verdun et de l’Aisne. » Croix de guerre avec étoile de bronze. 
  • Henri PAINVIN (Henri Félix)
    • Né le 5 janvier 1887 à Roucy. Fils de Victor Ferdinand PAINVIN, cocher (puis employé au gaz et agent de police) et de Marguerite PUTZ, cuisinière. Marié le 14 mai 1912 à  Clichy (Hauts-de-Seine) à Estelle MISSONNIER.
    • Soldat au 269ème R.I. Mort à Sailly-Labourse (Pas-de-Calais), le 27 octobre 1914, à l’âge de 27 ans. Inhumé au carré militaire de Sailly-Labourse, tombe n° 110.
  • Octave PASCAL (Remy Octave)
    • Né le 5 avril 1894 à Bouffignereux (Aisne). Cordonnier, fils de François Julien PASCAL, manouvrier, et de Virginie HARANG
    • Soldat de 2ème classe au 132ème Régiment d’Infanterie. Mort des suites de blessures de guerre à l’hôpital anglais du château de Faux-Miroir à Revigny-sur-Ornain (Meuse) le 10 juillet 1916, à l’âge de 22 ans. Citation à l’ordre du Corps d’Armée : « Excellent soldat, belle tenue au feu, blessé grièvement le 21 juin 1916 à son poste de combat. » Croix de guerre avec étoile de vermeil.
  • Florent THOMAS
    • Né le 31 août 1894 à Roucy. Domestique de ferme, fils de François Louis Adrien THOMAS, maçon, et de Marie Rose Eléonore MERLETTE, manouvrière.
    • Soldat de 2ème classe au 156ème Régiment d’Infanterie. Tué à l’ennemi devant Verdun,  à Bras-sur-Meuse (Meuse), le 10 mars 1916, à l’âge de 21 ans.
  • André THONON (Jean, André)
    • Né le 7 mai 1893 à Roucy (Aisne). Fils de Chrétien François Joseph THONON, comptable, et de Marie Mathilde LELONG, modiste.
    • Caporal au 67ème Régiment d’Infanterie. Mort de blessures de guerre à Montfaucon d’Argonne (Meuse) le 3 septembre 1914, à l’âge de 21 ans.
  • Eugène VENET (Eugène, Félix)
    • Né le 2 avril 1897 à Roucy. Fils de Charles Louis VENET, domestique de culture, et de Marie Adéline DEDIEU, journalière.
    • Caporal au 287ème Régiment d’Infanterie, 18ème Cie. Mort des suites de blessures de guerre à l’Ambulance 5/68, asile Dury à Boves (Somme) le 3 mai 1918, à l’âge de 21 ans. 

Victimes civiles :

  • Madame Vve POIRET-KOEPGES
    • Mathilde KOEPGES née le 11 octobre 1846 à Roucy. Fille de Mathias KOEPGES et d’Elisabeth Constance PORTELETTE. Veuve d’Edmond Alexandre POIRET qu’elle avait épousé le 18 décembre 1866. Décédée le 12 décembre 1914 à l’âge de 68 ans.
    • Extrait d’une lettre de l’abbé GREHAN, curé de Roucy, en date du 15 décembre 1914 : « Voilà 3 jours de suite que nous recevons des obus dans l’après-midi. Une femme du pays a été tuée par l’un d’eux. Mon presbytère a reçu un éclat qui a percé le toit. »
  • Arthur WAFFLARD
    • Arthur Théophile WAFFLARD né le 10 septembre 1862 à Roucy. Fils d’Alexis Théophile WAFFLARD, décédé à Roucy le 23 janvier 1916, et d’Ismérie Elvire CELLIER.
    • Aucune information trouvée concernant la date, le lieu et la nature du décès. Pas d’inscription ni de retranscription dans les archives de l’état-civil de Roucy.
Inauguration du monument aux morts
Inauguration du monument aux morts

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Les descendants de la famille de ROUCY

  • 01.03.1915. Gaston de ROUCY (Charles Marie Gaston)
    • Né le 23 juillet 1855 à Abbeville (Somme). Fils d’Adrien de ROUCY et de Fanny Firminie Elise de VISMES. Marié à Marguerite de CHAUVENET. Maire de Morlincourt, près de Noyon (Oise), depuis 1887. Chevalier de la Légion d’Honneur.
    • Fait prisonnier par les allemands, parce qu’il veut s’opposer au pillage de sa commune, il est envoyé, en septembre 1914, au camp de Wetzlar (Land de Hesse en Allemagne), où il succombe à l’âge de 59 ans. Inhumé le 15 janvier 1926 à Noyon.
  • 12 octobre 1916. André de ROUCY (François Joseph André)
    • Né le 4 septembre 1894 à Saint-Mihiel (Meuse). Fils de Marie Pierre Adrien de ROUCY et de Marie Thérèse d’HAUSEN DE WEIDESHEIM.
    • Lieutenant d’Infanterie. Tué à l’ennemi (décédé des suites de ses blessures) à Mossch (Haut-Rhin) à l’âge de 22 ans.
  • 22 mai 1919. Siméon Marie Robert, de ROUCY
    • Né le 18 février 1882 à Compiègne (Oise). Fils de Francis de ROUCY et de Marthe DUCAMP. Marié le 24 mars 1917 à Louise Emmanuelle DIAZ-BAYA. Un enfant né en 1918.
    • Lieutenant de vaisseau. Affecté à la Brigade des Fusiliers Marins, il est gravement blessé à deux reprises, en octobre 1914 dans les combats de l’Yser et le 10 mars 1915. Attaché naval au bureau de l’Ambassade de France à Madrid en 1916. Fin septembre 1917, il commande la canonnière contre sous-marins LA BOUFFONNE, jusqu’à l’armistice. Mort, à Paris, le 22 mai 1919, à l’âge de 37 ans, des suites de ses blessures reçues en mars 1915.

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